Il y a environ deux mois, notre université était bloquée. Un blocage au début sans dommage qui s'est rapidement dégradé.
Aujourd'hui tout est rentré dans l'ordre à l'Université Pierre Mendès France. Les étudiants sont en train de réviser des cours qu'ils n'ont pas pu suivre ou déja en train de passer leurs examens.
Toutefois, les universités grenobloises peuvent déplorer leur rang au classement des plus lourdes dégradations: nous sommes deuxième, juste derrière la Sorbonne.
Gardons tout de même en mémoire les circonstances houleuses dans lesquelles a eu lieu la libération de la fac.
La galerie fut évacuée mais pas tout de suite après le vote en AG car certains étaient bien décidés à rester.
Il fallut quelques "négociations" entre le président de l'université et les bloqueurs pour que, enfin, ils se décident à quitter les lieux. Fallait-il s'y attendre!
La remise en état?
L'université fait alors appel à une entrprise de nettoyage pendant le week-end prolongé de Pâques afin que les lieux soient à peu près propres pour la reprise des cours le mardi. Coût de l'opération pendant un jour ferié? Sans importance...
Notons le bel effort d'organisation fourni par l'administration pour essayer d'y caser tout le monde, afin de rattraper autant que possible les cours manqués pendant plus d'un mois.
Aujourd'hui que reste-t-il des souvenirs de ce blocage. Comme tout phénomène de mode, il s'est complètement effacé des esprits. La galerie est à nouveau à peu près propre, à peu pès utililsable, et tous ceux qui y sont revenus oublieront bien vite l'état dans lequel ils l'ont connue pendant plus d'un mois.
Les derniers travaux auront probablement lieu cet été. A la rentrée, les première- années ne se douteront pas de tout ce qu'il s'est passé.
Ils auront cependant, je pense, la joie immense de connaître d'autres blocages de fac. Je souhaite seulement qu'ils ne voientt pas se répendre un tel goût pour le saccage, le vandalisme et l'irrespect comme ce à quoi nous avons tous pu assister cette année.
C'était ma dernière année de fac. Elle m'a attristée. Elle m'a fait réflechir et je continue à penser que lorsqu'une minorité convaincue d'avoir raison, s'érige en défenseur de l'intérêt général, au mépris total de l'opinon d'autrui, cela n'aboutit qu'à la violence. Cela vaut pour nos gouvernants comme pour nos bloqueurs grenoblois qui, quoi qu'ils pensent de leur victoire politico-sociale, ne se sont guère montrés plus adroits pour convaincre les foules.
La liberté s'est-elle arrêtée où commençait celle d'autrui?

